La famille Gayant

Nos géants ont été inscrits sur la liste représentative du Patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'Unesco en novembre 2005.
 
Les noms et les visuels de la famille Gayant sont déposés à l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) :
  • Monsieur GAYANT
  • Marie CAGENON (Madame Gayant)
  • FILLON (Famille Gayant)
  • JACQUOT (Famille Gayant)
  • BINBIN (Famille Gayant)
  • Famille GAYANT
  • FESTIVAL DES BINBINS
 
Leur utilisation est soumise à autorisation (demande à adresser par courrier à M. le Maire de Douai, Hôtel de ville, CS 80836 - 59508 Douai cedex ou par courriel)
 

L'histoire des géants

En 1480, les échevins de Douai décidèrent de célébrer le succès des Douaisiens sur les soldats du roi de France Louis XI l'année précédente. Cette procession en l'honneur de saint Maurand, patron de Douai, avait lieu le 16 juin. La manifestation prit de plus en plus d'ampleur et, en 1530, Gayant ("géant " en patois picard) y fit sa première apparition ; son corps avait été fabriqué en osier par la corporation des manneliers (fabricants de paniers d'osier). L'année suivante, la corporation des fruitiers fit construire une géante, Mme Gayant.
 

L'ossature de nos géants

 



M. et Mme GAYANT

 


 
les enfants

En 1720 naquirent leurs enfants, Jacquot, Fillon et Binbin (une fille et deux garçons). En 1770, l'évêque d'Arras interdit cette procession, quand il s'aperçut que la ville célébrait toujours la défaite des Français, le 16 juin 1479, alors qu'elle était française depuis plus d'un siècle. Il en institua une nouvelle qui se tiendrait désormais le 5 juillet (ou le dimanche qui suit cette date), jour anniversaire de l'entrée des Français à Douai en 1667.

Cependant, la famille Gayant, considérée comme profane, ne devait plus y paraître. Gayant et sa famille ne reparurent qu'en 1801. En 1821, ils reçurent les costumes que nous leur connaissons aujourd'hui. Ils souffrirent pendant les deux guerres mondiales mais ressuscitèrent à nouveau.

Depuis, chaque année en juillet, à l'occasion de la fête communale, Gayant, sa femme Marie Cagenon et leurs enfants parcourent pendant 3 jours les rues de Douai.

Les caractéristiques de la famille Gayant

 

Monsieur Gayant

 

M. Gayant :
hauteur 8,50 m, poids 370 kg ;
il est porté par six hommes.

Marie Cagenon (Madame Gayant)

 

Marie Cagenon (Mme Gayant) :
hauteur 6,25 m, poids 250 kg ;
elle est portée par six hommes.

    

 

            

Jacquot :
hauteur 3,40 m, poids 80 kg ;
il est porté par un homme.

Fillon :
hauteur 3,15 m, poids 70 kg ;
elle est portée par un homme

Binbin :
hauteur 2,40 m, poids 45 kg ;
il est porté par un homme

 

Le sot des canonniers

 

La procession de Gayant se déroulait autrefois dans un ordre fixé à l’avance et, suivant les époques, les géants pouvaient être accompagnés d’autres groupes ou personnages.
Ainsi on trouve trace du sot des canonniers dès 1577 : un cheval-jupon en osier porté par un homme qui prend la place du cavalier. Le cheval est couvert d’un drap rouge et vert tandis que le cavalier est vêtu à la façon des fous du Moyen Âge. De même que ces derniers traçaient le chemin des processions des différentes corporations, le sot des canonniers, appelé familièrement « l’baudet décaroché », a pour missions dans le cortège de faire rire les spectateurs et d’écarter la foule qui gênerait le passage des géants.

 

Sot des canonniers
rutilant cheval-jupon de 27 kg ; il est porté par un homme

 

La roue de la fortune

La Roue de la Fortune
est un char sur lequel 6 personnages
tournent lorsque celui-ci se déplace

 

 

En 1664, les échevins, soucieux d’embellir encore la procession, décidèrent que de grands chars, construits par les corps de métiers, défileraient chaque année. Le seul qui subsiste aujourd’hui est celui de la Roue de la Fortune.
Différent des autres chars qui représentaient des scènes bibliques et antiques ou des allégories, la Roue de la Fortune figurait la corporation des charrons et tonneliers.
Le char se compose de six personnages : un collecteur d’impôts, un paysan, un procureur, un Espagnol, une fille de joie (Mlle Rose) et un militaire suisse. Le char avance, tiré par un cheval, et un plateau incliné sur lequel les personnages sont disposés en cercle, tourne. Les personnages se trouvent alors, chacun leur tour, devant une femme aux yeux bandés : la Fortune.

Chaque année, avant leur sortie, des travaux de restauration ou d'entretien sont effectués sur les costumes, les armatures en osier, etc.

 

La famille des porteurs de Gayant

Elle se compose de 53 personnes dont 2 chefs de protocole (Bruno Lucidarme et Raymond Grossemy), 26 quêteurs, 2 tambours et 23 porteurs. Vêtus de blanc, ils supportent les 5 géants de la famille Gayant. Il faut d'abord avoir été quêteur avant de devenir porteur, voire ensuite "chef de lunette" (le porteur qui regarde à travers la lucarne pour guider ses compagnons).
On est porteur de Gayant par tradition familiale, de père en fils ou en beau-fils. Cinq ou six familles perpétuent d'ailleurs cette tradition. Le recrutement se fait à partir de 18 ans.


Président de la corporation : Grégory Leplan - Ville de Douai